La série RED DWARF, intemporelle et atemporelle

Type: Red Dwarf ou en français le Nain Rouge – Série Britannique des années 80 – Science Fiction, humour anglais, parodie, série addictive !

Nombre de saisons : 8 saisons pour des heures de jubilation- À visionner en anglais sous-titré pour savourer les intonations anglaises (plusieurs accents cohabitent, les jeux de mots sont plus pertinents en V.O.)

AVERTISSEMENT ! La 1ère saison n’en était qu’à ses premiers balbutiements (elle pose le décor mais n’est pas très aboutie , ni très drôle) –  les saisons 7 et 8 sonnaient le glas de la série (la série a perdu son humour et son style avec le départ d’un  des deux auteurs).  Je vous conseille donc de commencer par la saison 2 ou 3 pour savourer pleinement l’univers de Red Dwarf.

Présenter Red Dwarf s’avère un exercice délicat, tant la série brille par toutes ses facettes, tant j’appréhende de mal la représenter et tant mon amour pour elle est illimité. Red Dwarf est une ancienne série datant des années 80, le must-have en matière de série télévisée, rien à voir avec les soupes que l’on nous sert aujourd’hui à la chaîne. Un petit budget qui confère un charme authentique et drôle, des dialogues british hilarants et goûteux, des scenarii très originaux… Imaginez un rasta anarchiste cohabitant en huis clos avec le personnage le plus napoléonien qui soit, un robot tatillon, efféminé et moralisateur et un chat-mutant totalement superficiel et narcissique, le tout sur un vaisseau-poubelle errant dans l’espace : vous obtenez…Red Dwarf , une des meilleures séries intemporelles et atemporelles ! Tous les ingrédients sont réunis pour en faire une série qui rivalise avec Blackadder, relevé à la sauce Monthy Python ! Donc, sans attendre, je me livre à ce périlleux exercice…

 

Tour d’horizon du scénario et des personnages :

Les péripéties se déroulent dans un vaisseau spatial minier qui transporte une équipe de voyageurs. Dave LISTER, le protagoniste rasta-punk, a gardé un chaton à bord, en toute illégalité (risques de maladies). Repéré et puni, il est placé en détention dans une salle de stase temporelle. Ce même jour, un malencontreux accident – une fuite radioactive- tue tout l’équipage. Lister, le bienheureux, se réveille de son long sommeil  en détention (3 millions d’années plus tard !) et découvre la fin tragique de ses coéquipiers, réduits en cendres (il confond d’abord les cendres avec de la drogue et y goûte en toute inconscience). Mais il n’est pas seul : à bord, il rencontre une évolution de son chat – un homme-chat narcissique et déjanté nommé  CAT. À contrecœur, Lister retrouve aussi  Arnold J. (pour Judas) RIMMER, son ancien coéquipier psychorigide et pédant, réincarné sous forme d’hologramme généré par l’ordinateur de bord, HOLLY. L’aventure commence dans ce contexte dément et décalé… Dès la deuxième saison nos trois personnages rencontrent le fabuleux KRYTEN, le maillon manquant de la chaîne, celui qui parachève l’équilibre de cette série culte.

Les rencontres avec l’impossible : êtres, territoires et déchirement de l’espace-temps

Au fil des saisons, les personnages feront des rencontres du troisième type absolument savoureuses : des aliens en carton-mousse, des vortex spatiaux-temporels, des créatures psychiques qui aspirent les émotions de leurs trompes gluantes, des êtres hyper-évolués en matière de technologie, des polymorphes capables de prendre la forme de n’importe quel objet / succube / animal…etc…

Les déchirements spatio-temporels sont nombreux et variés, toujours avec un scénar’ différent : ainsi, nos perso exploreront des moments insupportables pour eux et drôlissimes pour le spectateur. Voici quelques exemples de ces territoires temporels et spatiaux qui représentent l’indicible :

-un territoire psychique matérialisé : la psyché de Rimmer devient un paysage inquiétant truffé de monstres innommables, de tombes sous lesquelles reposent sa   fierté ou son charisme depuis longtemps ensevelis, de femmes fatales qui huilent son corps  pour le préparer à l’ultime rencontre avec l’incarnation de ses terreurs…

– une planète tellurique sur laquelle temps se déroule à l’envers : le père noël vole les enfants, les voleurs sont généreux, les guerres sont salvatrices, le chômage bénéfique, la bière se recrache et  nos protagonistes font des numéros « à l’endroit » qui épatent le public…(épisode Backwards)

– un trou blanc, inverse d’un trou noir, rejetant de la matière et du temps dans l’univers et créant des disruptions importantes dans la ligne du temps : décalages vertigineux, répétitions infernales…etc… (épisode White Hole)

– Des échos du futur, lorsque les personnages dépassent légèrement la vitesse de la lumière, provoquant des rencontres avec les futurs versions des personnages. Les personnages, conscient de leur futur immédiat, essayent alors de lutter pour empêcher l’inévitable. (épisode Futur Echoes)

-des univers parallèles où nos protagonistes rencontrent leurs doubles : Doubles maléfiques / bénéfiques (générés par un triplicateur, une machine puissante capable de produire deux copies de l’original, l’une sublimée, l’autre démoniaque), Doubles féminins (un univers où règne le matriarcat dans sa toute puissance et les hommes tombent enceintes), doubles du futur / passé ou encore le double de Rimmer  (Ace Rimmer, le héros courageux et prêt au sacrifice, figure fantasmée d’Arnold Rimmer…« What a guy ! »)

– des jeux vidéo mettant en scène des réalités virtuelles extrêmement déroutantes, qui se confondent parfois un peu trop avec le réel jusqu’à en brouiller les frontières. Plusieurs épisodes ont été réalisés à partir de cette idée. Dans les réalités virtuelles, tout est permis mais lorsque le virtuel impacte sur le réel, mieux vaut rester sur ses gardes. L’épisode Back to Reality est l’un des mieux réussi mais il ne peut se savourer qu’après avoir plongé dans l’atmosphère et l’histoire de Red Dwarf.

– Le territoire de la Folie est exploré avec brio, notamment dans l’épisode Quarantine, où Rimmer enferme ses coéquipiers en quarantaine pour se protéger d’un virus qui rend wako-dingue : il finit par attraper le virus de la folie et fait subir le pire à ses acolytes (en leur fournissant un manuel pour tricot, un jeu d’échec avec la moitié des pièces manquantes ou encore un repas quotidien à base de choux de Bruxelle). À noter que les scientifiques ont découvert que la Chance et le Charisme sexuel étaient en réalité des virus, au même titre que le virus de la Folie !

Des dialogues qui croustillent, un jeu d’acteurs époustouflant :

Les dialogues sont d’autant plus intéressants en version originale (l’anglais) : les jeux de mots, les intonations, les allitérations et autres figures de styles phonétiques et littéraires prennent toute leur dimension en langue originale. Si vous ne comprenez pas l’anglais : regardez cette série avec des sous-titres, vous comprendrez pourquoi .

Quant au jeu d’acteurs, il est tout simplement divin. Tous sont capables d’incarner de nombreux personnages, de multiples personnalités au cours de leurs périples déments. À titre d’exemple : Rimmer, imbus de sa personne, excelle dans la pédanterie et le complexe d’infériorité, mais il sait jouer avec brio un personnage valeureux et prêt à se sacrifier pour autrui. On le verra en rocker sado-maso, en femme, en fou à lier adorateur du King of the Potato, en empereur de ses clones, en psychologue de groupe version hippie… (Très prochainement seront publiées les fiches persos et les fiches épisodes…)

En guise de conclusion : Si Red Dwarf est une parodie de Star Trek, il n’en est pas moins la série de SF la mieux réussie. Le fait de pouvoir en rire après 5 visionnages est une preuve indiscutable de sa qualité (mon bon goût reconnu comme indéniable, à mon humble avis 🙂 ). Vous l’aurez sûrement compris, Red Dwarf est une série SF qui joue avec les rouages de l’espace et du temps avec beaucoup d’humour et de maîtrise pour insuffler à ses spectateurs des heures de rires et de déroute. Les amateurs de Philip K.Dick, Asimov ou encore Lovecraft se délecteront sans aucun doute de ce mélange des genres, subtil et hilarant. Pour conclure, les superlatifs ne sont que de pâles qualificatifs pour décrire ce monstre culte, Red Dwarf…À ne rater sous aucun prétexte !

Bientôt de prochains articles : les fiches perso sont en cours de préparation (retouche graphique et construction textuelle). Malheureusement pour le blog mais heureusement pour moi, mon boulot de traductrice ne me permet pas de m’y consacrer à plein temps…

Lien d’intérêt : le site officiel (in English, of course !)

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Publié le 10/07/2012, dans MEDIA CULTE, et tagué , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Poster un commentaire.

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