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Fallout New Vegas : le post-apo dans toute sa splendeur

Suivez ce lien pour consulter l’article «Pour bien commencer dans les Terres Désolées et autres informations utiles»

Ce dossier est une invitation à la découverte d’un excellent millésime de Bethesda, le meilleur sans doute depuis Morrowind, j’ai nommé Fallout New Vegas. L’éditeur malheureux de Fallout 3 a choisi le changement de studio pour cet opus et s’est tourné vers Obsidian, pour le plus grand bonheur des joueurs. Sans être le descendant en droite ligne des Fallout 1 et 2, Fallout NV renouvelle le genre en s’adaptant au gameplay et aux interfaces récentes, tout en conservant cet univers en champ de ruines cher aux anciens et cet humour d’une noirceur abyssale, « la politesse du désespoir » diraient certains.

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Présentation du Jeu de Rôle, sous la forme d’une plaidoirie

Votre honneur, si je prends la parole aujourd’hui, c’est pour défendre le loisir qui fut, sans conteste dans l’Histoire Ludique, le plus sujet aux lacis et à la diffamation. Ma tâche rejoint donc celle de Charybde, tant les ennemis du JDR, du haut de leur montagne d’a priori, semblent avoir d’accusations ordurières à jeter.

Mais je m’emporte votre honneur, commençons d’abord par énoncer les faits : qu’est-ce le JDR ? Un mélange de jeu de société, qui se rapprocherait de certains jeux de hasard, et de théâtre d’improvisation, puisque soumis au hasard. Jusque-là un apéritif entre amis autour d’une partie de Yam’s semble avoir autant de potentiel de nuisance que le JDR.

Mais c’est évidemment plus que cela, puisque l’éventail des conversations sociales lors d’un apéritif entre amis n’atteindra, oh grand jamais !, celui d’un Jeu de Rôle. Car il s’agit bien de converser sur ce qui ne constitue pas sa vie quotidienne, d’imaginer, d’inventer, de s’évader vers d’autres mondes. Le JDR serait-il une fuite du monde réel, une drogue ? Le quidam regardant une série télévisée ou un film ne fait pas autres choses que ce qui vient d’être dit, le mélomane rêvant sous l’emprise d’un solo de Coltrane de même, pourtant il ne viendrait à l’idée de personne de les qualifier de drogués, quoique certains intégristes…

S’inventer un monde, rêver une autre vie le temps d’une soirée, non par dépit, mais parce que c’est drôle (ne dit-on pas Jeu d’Rôle ?), comme l’univers d’Alice aux Pays des Merveilles est drôle, comme l’univers de Tim Burton peut l’être. Cette liberté d’imagination est un don qu’il faut chérir, en avoir peur témoigne à mon humble avis plus d’un problème que du bon sens.

Le multivers du Jeu de Rôle est aussi riche que la littérature, dont il découle le plus souvent. Certains sont triviaux, d’autres raffinés, certains sont humoristiques, d’autres sombres et inquiétants et il est possible que certains de ces univers soient malsains, comme dans la littérature. Mais qui songerait à accuser la littérature des maux dont on accuse le JDR ? La réponse est là : les puritains du XIXe siècle, qui accusaient en effet toute littérature imaginative (en-dehors du Livre Saint) de corrompre l’esprit.

Malheureusement pour eux la littérature n’est plus censurée et la tolérance est consensuelle, il leur fallait donc trouver un nouvel ennemi à leur portée (l’excellent ouvrage « Outsider » de Becker fait le point sur cet étrange phénomène). Pendant la première moitié des années 90, la presse grand public a largement relayé leur point de vue amenant à une véritable chasse aux sorcières.

Depuis, le calme est revenu et le (tout) petit milieu des rôlistes peut à nouveau s’amuser en paix. L’imagination nécessaire au Jeu de Rôle peut bloquer certaines personnes, mais les amoureux des livres, les fantaisistes en tout genre, les artistes de tout poil y trouveront leur compte, sans mesure.

Au risque de verser dans l’hérésie : béni sois-tu Asmodée ! (ayez un peu le sens de l’humour votre Honneur…)

Je remercie la cour.

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