Parodius, Non-sense fantasy : le Shoot’em up wacko-dingue !

Version : Parodius, Non-sense fantasy (1990) – La série nipponne se déploie en 5 adaptations différentes, sorties de 1988 à 1996.

Éditeur : Konami

Supports : PS1 / Super Nintendo/ Game Boy / PC (émulateur)

Nb de joueurs : 1 – 2

Style/ambiance : Shoot’em up rétro et cinglé (épileptiques, s’abstenir !)

Votre quotidien est morne et lugubre ?  Une mélancolie automnale vous accable ? Plongez dans l’univers de Parodius, buvez une centaine d’expresso corsés et musclez vos doigts sur la manette pour expérimenter ce cataclysme mental ! Il tourne sous Playstation 1 ou sur SNES, il est totalement déjanté, un brin kitsch et irrésistiblement psyché. Une explosion de couleurs pour annihiler vos cellules grises !

Le monde de Parodius (Shinwa kara Owarai e), comme son nom l’indique, est une parodie du jeu d’arcade intergalactique du même éditeur Gradius. Histoire de varier le plaisir et les graphismes, ces mondes sortis de l’imagination de concepteurs déments sont très différents : des bains publics (onsen), un flipper, un cimetière, un glacier… Dans cet univers explosif et halluciné, vous évoluez dans l’espace à bord d’un vaisseau loufoque dont plusieurs au choix : Vicviper le vaisseau obèse (parce qu’il a mangé trop de bonbons, le vilain !), Octopus la pieuvre, TwinBee l’abeille-robot ou Pantarou le pingouin débile. Votre mission, si vous le voulez bien : tenter d’échapper au crash, in extremis, au milieu de cette faune sortie d’un trip sous carton. Rapidité, dextérité et hyper-réflexe sont les maître-mots pour gagner en niveaux et affronter des Boss ardus.

Parmi ces terribles menaces, on se souvient de la mémorable déesse aux talons aiguilles meurtriers (un hybride entre Khali et une danseuse de lido) qui donne du fil à retordre : pendant sa danse démoniaque, il faudra passer le plus vite possible sous ses talons pour ne pas finir aplati en 2D. À chaque nouvel adversaire, il faudra trouver sa faille ultime pour l’annihiler de votre écran.

Dans une autre veine, vous rencontrerez un poulpe qui prend son bain et attaque à coup de bulles de savon colorées (car vous avez osé l’approcher dans ce moment d’intimité) ou un visage crachant des statues de l’île de Pâques. Dans cette dimension, toutes les rencontres (du 8ème type) sont envisageables.

Armé de missiles à bord, vous devrez naviguer entre les méduses destructrices, le canard pirate aux mille satellites, le pingouin qui se lave dans son bac ou le volcan lanceur d’aubergines* : un délicieux mélange d’absurdité et un danger permanent qui entoure votre mini-vaisseau. Lorsqu’un ennemi est détruit, vous récupérez des capsules rouges / bleues qui remplissent une jauge et donnent accès à des améliorations pour votre vaisseau. Au cours de vos pérégrinations, vous pourrez récupérer au passage  des cloches qui changent de couleur (lorsque vous tirez dessus) et confèrent de multiples bonus et améliorations : armes, items, ultime destruction, bouclier de protection, invincibilité, vitesse (tir ou vaisseau). Au palmarès de ces items, un mégaphone proférant des insultes complètement ridicules permet de nettoyer vos ennemis.

Côté gameplay, le jeu est plutôt difficile et il faudra faire preuve d’une grande ténacité et vous armer d’excellents réflexes pour réussir à vous frayer un chemin au sein de cette horde de destruction massive. Fort heureusement, vous pourrez régler la difficulté en fonction de votre niveau (7 réglages possibles) et le nombre de vies au compteur. Plus rassurant encore, les « continue » sont illimités : en d’autres termes, le joueur acharné peut recommencer à la dernière sauvegarde autant de fois qu’il le souhaite, ce qui rend le jeu « jouable ». Au-delà de cette flexibilité, l’originalité de ce shoot’em up réside dans ses graphismes avec son univers ultra coloré,  son humour décalé, ses créatures totalement ridicules mais extrêmement hostiles et sa dimension onirique et illuminée.

 

Côté ambiance, la musique, pur mélange kitschouille entre le classique et le French Cancan, s’accélère au rythme du pouls et vous fera littéralement péter les plombs. Ce jeu débile est donc un moment de pure démence, à tester pour se défouler. Attention : même les pires réfractaires aux shoot pourraient y prendre plaisir et devenir accroc à jamais. Alors, si vous avez encore une PS 1/2 poussiéreuse à la maison ou un émulateur sur PC, lancez-vous dans la frénésie Parodius, secousses frénétiques garanties !

Téléchargement (rom station) :

http://www.freeroms.com/roms/snes/parodius_-_non-sense_fantasy.htm

* Spéciale dédicace à Vayarda dont l’expertise a servi à la construction de cet article

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