Caylus, le monstre d’outre-rhin

Edition Ystari

Auteur : William Attia

 2-5 joueurs, de préférence 4 mais reste intéressant quel que soit le nombre.

Stratégie/Gestion

Présentation du Jeu :

 Un monstre de l’Ecole Allemande* ! Destiné à ceux qui n’ont pas peur de :

– passer 4 heures à comprendre des règles

– de jouer des parties de plus de 3 heures

– de réfléchir plusieurs minutes à son coup

Les autres, passez votre chemin.

Chaque joueur est un architecte qui œuvre à la construction du château de Philippe le Bel, cherchant à s’en attirer les faveurs, à construire plus que les autres des parties du château, à préparer en amont dans la basse ville des artisans, des ouvriers, des matières premières qui permettront de réaliser tout ce qui a été cité. Pendant que tout ce beau monde fourmille, dans la ville se ballade le bailli, affublé de son prévôt, décidant de quel artisan ou ouvrier pourra agir et en définitive décidera de la durée totale de la partie.

Chacune des actions accomplies dans Caylus est comptabilisée sous forme de points, quelque soit le style choisi (faveur, château, construction, matière première) c’est le nombre de points à la fin de la partie qui importe. Certains chemins apporteront des gains réguliers mais plus faibles, d’autres mettront beaucoup plus de temps à porter leur fruit, mais seront dévastateurs à la fin.

Le thème n’a franchement aucune importance (Ramsès II, César ou Charlemagne itou) et le visuel, malgré une réédition, est aussi fade que ce jeu est passionnant.

  

Mon avis :

 La mécanique d’horloger qu’est Caylus ne se laisse pas démonter facilement, les multiples chemins possibles vers la victoire ne s’entrevoient qu’après une certaine pratique, mais plus on joue, plus on admire celui qui l’a créé. Jusqu’à ce qu’on découvre les failles (il y en a plusieurs), mais rassurez-vous, cela peut nécessiter plusieurs dizaines d’heures de jeu. Une extension non officielle est parue, mis à part quelques idées excellentes (rajouter quelque chose à Caylus est en soit impressionnant), elle ne fait qu’élargir les failles. 

Après plusieurs dizaines de parties, extrêmement intéressantes sur le plan stratégique, les failles mises à nues m’ont quelques peu refroidies. Leur résolution est une gageure, au vu de la toile stratégique qu’est Caylus, changer ne serait-ce qu’un élément risquerait de compromettre tout l’équilibre. Quelqu’un a-t-il une piste ?

 

 

*aucun hasard et un système de règles complexe

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