Fallout New Vegas : le post-apo dans toute sa splendeur

Suivez ce lien pour consulter l’article « Pour bien commencer dans les Terres Désolées et autres informations utiles »

Ce dossier est une invitation à la découverte d’un excellent millésime de Bethesda, le meilleur sans doute depuis Morrowind, j’ai nommé Fallout New Vegas. L’éditeur malheureux de Fallout 3 a choisi le changement de studio pour cet opus et s’est tourné vers Obsidian, pour le plus grand bonheur des joueurs. Sans être le descendant en droite ligne des Fallout 1 et 2, Fallout NV renouvelle le genre en s’adaptant au gameplay et aux interfaces récentes, tout en conservant cet univers en champ de ruines cher aux anciens et cet humour d’une noirceur abyssale, « la politesse du désespoir » diraient certains.

Contexte :

Sombre et désenchanté, Fallout New Vegas est un jeu à potentiel élevé et sera apprécié par des joueurs aux aspirations diverses (combat, dialogue, exploration, enquête, piratage informatique…). À l’opposé de Fallout 3, avec un scénario bien plus palpitant, complexe, voire arborescent, Fallout NV est riche et varié sur de nombreux plans : scénarii originaux qui dépassent bien souvent le « va-chercher » habituel, scènes et paysages très différents selon les lieux, pas de décors copiés-collés, une biodiversité apocalyptique surprenante et une IA un peu plus aboutie, pour les compagnons notamment. La scène d’introduction verra la mise à mort du joueur sans l’espoir d’un sauvetage hollywoodien in extremis – Skyrim cèdera malheureusement à cette tentation – et la poursuite vengeresse de ses bourreaux servant d’impulsion au scénario principal tiendra plus du sable mouvant que de la piste d’autoroute.

Big Brother is watching you…

Fallout New Vegas se déroule dans un univers ravagé par la guerre, la destruction et le chaos. Les survivants errent sans but, logent dans des maisons en ruines ou poursuivent le rêve d’un monde Occidental déchu. Imposante et lumineuse, la ville de New Vegas gît seule au milieu de nulle part. Reconstruite après la guerre, New Vegas est contrôlée par l’énigmatique Mr House, homme-ordinateur à la tête des casinos, des lupanars et de rares magasins en place. Vous aurez certainement l’occasion de vous entretenir avec Mr House (qui entretient une vague ressemblance avec Big brother) et de décider de l’aider, de le détruire ou de le trahir. La ville de New Vegas rassemble les commerçants, les tenanciers, les marginaux dans un microcosme fabriqué de toutes pièces. Ce lieu contraste avec le reste du monde, où plusieurs factions alliées et ennemies militent pour la justice ou la destruction, selon leur point de vue sur le monde : certains cherchent la drogue, d’autres la décadence, l’ordre et la morale, la spiritualité ou encore le voyage vers un autre monde (les goules civilisées par exemple). Les rares panneaux publicitaires qui jonchent les débris, usés par le temps, témoignent d’un ancien temps dominé par la publicité teinté du vieux rêve américain qui s’écroulera sans espoir de rémission. Une chose est certaine, ce nouveau monde né des cendres est toujours régi par les luttes de pouvoir, la survie à tout prix, la fuite, l’esclavagisme, l’avidité et la poursuite vers un bonheur illusoire. Hybride entre deux époques, cet univers paradoxal est doté d’une technologie avancée (ordinateurs, robots à Intelligence artificielle) qui se mêle aux vieux objets des années 50 (cafetière d’époque, outils rouillés…).

Le scénario vous plonge au cœur d’un sinistre meurtre : le vôtre. Vous assistez, impuissant, à votre propre assassinat exécuté par un certain Benny. Après une période d’évanouissement, vous vous réveillez chez un médecin qui vous a soigné et vous explique les raisons de votre présence ici. Vous aurez l’occasion de l’interroger pour en savoir davantage. Il vous fera passer des tests psychologiques pour construire votre personnage et lui attribuer les compétences correspondantes. Une fois ces formalités effectuées, vous pouvez partir vers le vaste monde qui s’ouvre à vous. Libre à vous d’explorer l’un ou l’autre des lieux que vous croiserez sur votre chemin, de vous éloigner des sentiers pour affronter d’étranges mutants agressifs, ou encore d’interroger les nomades, les barmans, les punks ou les forces de l’ordre. Cette liberté de circuler constitue le point fort de Fallout NV. Vous pourrez enquêter sur votre propre sort et comprendre pourquoi l’on a commandité votre assassinat, aider d’autres PNJ dans leur combat, comprendre les étranges raisons qui ont poussé un certain robot à vous sauver la peau, en savoir davantage sur les trafics et manigances qui se trament à New Vegas, aider ou condamner les esclaves, voire servir les vices les plus abjects de certains personnages peu recommandables.

J’me présente, je m’appelle Benny…

Fallout New Vegas dans la balance :

LES POINTS POSITIFS

L’exploration libre : contrairement à Fallout 3, votre PJ ne se déplace pas dans un jeu couloir cerné par des débris infranchissables. Bien au contraire, à l’exception de l’introduction, la liberté est quasi-totale. Ainsi, vous pourrez explorer les lieux comme il vous sied.

L’épaisseur des personnages, des dialogues bien ficelés : la plupart des PNJ ont des  conversations intéressantes et la plupart de ces dialogues engagés mènent à un arbre de quêtes secondaires souvent très différentes. Les dialogues ont été soignés, le choix de réponses est plutôt satisfaisant. Les personnages ne sont jamais noirs ou blancs, et c’est un aspect rare et primordial dans un RPG : pas de manichéisme, pas de héros contre les méchants.

Les choix moraux : comme personne n’est parfait dans ce jeu, il vous sera parfois problématique de faire des choix (choisir son camp, condamner ou juger quelqu’un). On en oublierait presque la dimension virtuelle et parfois l’on se mord les doigts d’avoir trahi pour notre propre intérêt.

La « faune » des PNJ très impressionnante : la plèbe, les punks et les clochards (désespérés, parfois sympathiques, parfois agressifs), les forces de l’ordre (une apparence héroïque teintée d’intérêts plus ou moins louables, parfois détestables). Les goules civilisées (qui m’inspirent une certaine empathie même si elles sont parfois égoïstes et sectaires) ou les goules sauvages (qui attaquent sans réfléchir ni dialoguer, mais je leur pardonne, elles sont victimes de leur condition).

–  Les quêtes : très variées, exploration, infiltration, négociation, parfois de l’enquête, souvent un parti à choisir et même des Super-mutants à éliminer (pour les intoxiqués du FSP).

Les factions : lorsque votre perso porte les vêtements liés à une faction particulière, les PNJ se comportent différemment : ce jeu est teinté d’un certain réalisme et d’une certaine cohérence, vous ne pouvez pas vous affilier à tout le monde comme bon vous semble. Fallout NV véhicule donc l’agréable impression que vos actions mènent à des conséquences non négligeables et qu’il faut donc réfléchir avant de vous faire des alliés ou des ennemis.

Les compagnons : enfin des alliés qui ne se perdent pas, qui ne culbutent pas sans cesse sur la première roche rencontrée. Au cours du jeu, vous en rencontrerez de multiples, chacun avec sa personnalité, sa faction aussi, voire son propre scénario. En quelques sortes, vous devrez gagner ses faveurs.

La réparation, l’alchimie ou la science : Dans Fallout New Vegas, vous pouvez fabriquer vos propres armes en en démontant certaines et en récupérant des composants. Vous trouverez des plans de construction pour vous aider à fabriquer des objets. Même si les végétaux n’envahissent pas le paysage, vous serez surpris de trouver de rares cactus survivants ou des serres enfermant diverses cultures destinées à la survie. L’alchimie y est possible, un peu comme dans Morrowind. Enfin, comme dans Fallout 3, le piratage informatique, présenté sous la forme d’un jeu de lettres sur ordinateur, vous permettra d’accéder à de précieuses informations.

Les combats : ils ne sont pas obligatoires et peuvent souvent être esquivés grâce au dialogue. Contrairement à Fallout 3, les PNJ ne vous sautent pas dessus de manière systématique en vous insultant copieusement. Bien sûr, si vous souhaitez vous battre, il suffit de vous balader dans les terres isolées, de provoquer ou trahir un personnage, de tirer dans le tas ou de porter un costume de faction qui ne vous appartient pas …

Le réalisme pour les durs : Fallout New Vegas offre la possibilité de jouer en mode Hardcore pour augmenter la difficulté et le degré de réalisme. Quand ce mode est enclenché, la soif, la faim, le sommeil freinent votre personnage et la survie devient d’autant plus difficile dans ce monde impitoyable.

– Une foultitude de mods téléchargeables pour prolonger ou métamorphoser le jeu de base à l’infini sont disponibles sur de nombreux sites dédiés au jeu.

LES POINTS NEGATIFS

Pas Steam-ulant : Un jeu qui fonctionne sous Steam, nécessitant une connexion très haut débit et stable à l’installation (4 Giga à télécharger !). Heureusement, une fois le jeu installé, il est possible de jouer « hors connexion » pour ne pas dépendre du bon vouloir du serveur Steam… Ouf !

Des combats pas toujours exaltants : le tir à l’arme est un peu fastidieux et répétitif. Le système de V.A.T. pour  ajuster les tirs ne nécessite aucune réflexion de la part du joueur. Le clic est trop sollicité et l’usage du flingue devient lassant. Heureusement, le combat n’est pas systématique dans la majorité des quêtes.

– À l’instar de Fallout 3, les points karma ne sont pas très cohérents à mon sens. Si je tue un PNJ « mauvais » (c’est-à-dire ennemi de ma faction, celle-ci n’étant pas forcément « bonne » d’ailleurs), est-il logique que je gagne des points karma ? De la même manière, lorsque j’aide un maquereau peu recommandable, n’est-il pas absurde que je gagne des auréoles ? Enfin, si j’acquière discrètement un Stimpack dans une maison abandonnée, sans aucun témoin, on m’enlève des points karma : décidément, le dieu Fallout est omniprésent, omniscient et omnipotent (heureusement pas omnivore). Un drôle d’arbitre vous dis-je, que je soupçonne d’être corrompu, voire malsain.

– Parfois, l’illusion de choix dans les dialogues est malheureusement palpable. Par exemple, en rechargeant une partie (non pas pour tricher mais à cause d’un fâcheux plantage de mon PC) et en apportant une réponse opposée à la précédente, j’ai établi un piteux constat : l’aboutissement et les conséquences liés à mes réponses étaient les mêmes dans certaines quêtes (pas toutes, fort heureusement).

« Je suis un être humain ! »

Tout bien pesé :

Fallout New Vegas est un excellent jeu, un RPG de la nouvelle génération qui a su tirer parti des performances des OS récents sans tomber dans l’écueil actuel : la puissance d’une carte graphique inversement proportionnelle à la puissance neuronale des joueurs. Tous ceux qui ne se considèrent pas comme des machines à cliquer remercieront Obsidian de les avoir considérés à leur juste valeur.

Un dossier plus complet sur Fallout New Vegas est en projet. Le dossier Fallout New Vegas présentera à mesure : de l’aide à l’installation et les caractéristiques techniques, de l’aide au démarrage « pour bien commencer dans les Terres désolées » ainsi qu’un pot-pourri des quêtes secondaires à ne pas rater…. Restez connecté !

Voir l’article sur Fallout 3

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  1. Merci pour le soutien Ophelie ;), j’ai pas réussi à envoyer de message, alors je te le mets en com. Courage, à bientôt.

  1. Pingback: News de juillet | Le Sens de la Digression

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