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ROLEMASTER extension Magie des Terres du Milieu

Couverture RoleMaster 2nd edition

Des vieux grimoires scellés, au faîte d’une tour d’ivoire, jadis rejetés et cachés par crainte de leur pouvoir, aujourd’hui sont révélés.

« En l’An 2758 du Troisième Âge, en pays de Rohan, régnait Helm de la lignée d’Eorl. Les ténèbres présentes et futures pesaient sur les visages des Sages et le rude peuple des rohirrim, dans son innocence guerrière, n’imaginait pas qu’il serait à la croisée de l’Histoire et que l’année s’achevant verrait leur royaume à genoux. Trois personnages, ignorés des érudits et des chroniques, prirent pourtant part aux évènements, pour l’honneur comme pour l’infamie, par le sang et par le verbe. Un simple écuyer, enfant des plaines rohannaises, un Elfe gris, interrompant son voyage vers la Tour Blanche et un noble banni de Pelargir, rebelle et orgueilleux. »

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Rolemaster

Que dire de plus sur ce monstre sacré (ou honni) du jeu de rôle ?

Aux iconoclastes, aux pourfendeurs du roll-playing (qui s’oppose au role-playing) je leur répondrais qu’il n’est absolument pas nécessaire de maîtriser les 3000 pages (si,si) de règles (non-traduites évidemment) pour pouvoir jouer à Rolemaster. Dieu merci.

Déterminer le sens du vent par un jet de dés au moment d’uriner pour savoir si l’on tâche ses chaussures reste crédible. Je peux en effet calculer avec une extrême précision les dégâts d’un cactus qui chute sur une araignée et fabriquer un objet alchimique implique bien des racines carrées dans la résolution du jet de dé. Mais à quoi bon ?

Comme les créateurs de Rolemaster le précisent d’entrée de jeu, ils ont mis au point un système de règles sans univers attitré et fait en sorte de pouvoir répondre à tous les cas possibles. Libre à chaque maître du jeu de « faire son marché » et de choisir les règles qui l’intéressent. Si les créateurs de Rolemaster étaient clairement des obsessionnels, personne n’est contraint de l’être.

Il est vrai que depuis 3 décennies, les systèmes de règles ont beaucoup évolués et en mieux. Il semblerait par contre dans le domaine des jeux vidéo RPG que le temps se soit arrêté, les ressemblances avec AD&D et Rolemaster sont impressionnantes.

Je reviens sur le véritable avantage de Rolemaster : pas de background orienté et un système de règles tellement vaste que l’on va pouvoir réellement façonner son univers. Ce que n’offre pas AD&D, quand bien même j’adore le médiéval-fantasique, la nuance est parfois bénéfique (je pense à Agone, là).

Mon intérêt pour Rolemaster provient directement de ma déception pour JRTM (Jeu de Rôle des Terres de Milieu) c’est-à-dire l’univers de Tolkien formaté à la sauce AD&D. J’ai pu grâce à Rolemaster mettre au point un système de magie qui collait, je crois, beaucoup plus à l’œuvre de Tolkien et faire des Elfes qui ressemblent à des Elfes, et non à un hybride improbable entre le lutin et le surhomme.

J’invite donc au respect de cette vielle machine compliqué, de ce géant de papier qui permet beaucoup si l’on s’en donne la peine (sois dit en passant, je déteste le roll-playing).

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