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Mod de Morrowind : Sixth House

La Sixième Maison est le clan Dagoth, autrement dit les grands méchants de Morrowind. Dans le jeu de base, il n’était pas possible de choisir son camp, ce mod comble cette lacune, et plutôt bien. Dans une brève présentation du jeu et dans le lisez-moi, Sixth House est sensée faire appel à « l’âme de barbare présente en chacun de nous ». Pour ma part, rien de tel pour me refroidir. Après moultes hésitations, je me suis lancé finalement et j’y ai trouvé beaucoup plus qu’attendu. Ce mod est assez jubilatoire, il attaque pas mal de symbole de Morrowind (je pense au mentor Caïus Cosadès) et s’entendre dire « Salut, mon frère ! » par des zombies est assez décalé pour me plaire. Reste que la plupart des quêtes sont linéaires –va taper !, va chercher !, rapporte !- et ce n’est pas vraiment ce que je recherche dans un mod, j’en ai eu plus qu’assez dans le jeu original. Mais l’environnement de la Sixième Maison et la bande de dégénérés qui la compose sont assez bien rendus pour rendre ce mod attachant. Merci beaucoup à Baal (quel nom terrifiant ! Mickey Mouse serait-il son saint Patron ? -INS/MV private joke-) pour sa traduction !

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Mod de Morrowind : Of love and ignorance

Un petit mod de rien du tout (73 Ko), une histoire comme un conte, trois PNJ, quelques dialogues, un peu d’exploration et une morale…complexe. Un mod qui ne vous rapportera rien, pas d’argent, aucun objet, aucune réputation, ce n’est certainement pas l’appât du gain pourrait vous motiver à aider cette pauvre mère en détresse et sans le sou. Le scénario atteint largement la dignité d’une nouvelle, brève et intense. L’ambiance finit par être poignante, on ressent presque de l’empathie pour ces pauvres hères, le bouc émissaire du village, la jeune naïve et la mère éplorée. Je ne sais pas si K. Loerke a écrit d’autres choses ou d’autres mods, mais il mériterait certainement une reconnaissance d’auteur. Un grand merci au traducteur, Black_Wolf, qui a su si bien nous parler !

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J.R.R. Tolkien, l’imaginaire qui sauve

Une vie de démiurge, consacrée à la création d’un monde. Et quel monde ! Très connu (trop ?) et très mal. Je passerai sur les raisons de ce dévoiement. Un soupçon d’élément biographique s’impose. Né en Afrique du Sud et mobilisé en 14-18, Tolkien a connu la guerre des tranchées, c’est finalement le seul fait à retenir de sa vie, puisqu’il détermine toute son œuvre. Au contact de l’horreur de 1914, Tolkien avouait s’être enfui dans son imaginaire, de s’être inventé des histoires pour ne pas perdre la raison. Il venait d’accoucher d’un monde. Pendant plus de 60 ans et jusqu’à sa mort, il restera victime de ce « tic », accumulant plus de 40 volumes et une masse hallucinante de notes. Il fallut plus une décennie à toute une équipe d’universitaires pour les classer ! On pourrait aller jusqu’à considérer l’auteur comme un traumatisé de guerre, atteint d’une maladie psychique. La plus belle maladie qui soit : la création artistique.

De son vivant, seuls quelques ouvrages furent publiés, les seuls qu’il considérait comme aboutis. Les traductions françaises ne furent pas à la hauteur comme son fils Christopher s’en est longuement expliqué. Aujourd’hui encore, seul un quart de l’œuvre de Tolkien est publié en français (traduit par Adam Tolkien, « la famille » garde la main). Arda, le monde, où les Terres du Milieu ne sont qu’un continent est d’une richesse immense, qu’une vie entière suffirait à peine à explorer. Les transformations géographiques, les civilisations qui naissent et meurent, les grands faits historiques comme les légendes du terroir offrent à cette œuvre une profondeur inégalée depuis – j’ose le blasphème – l’Ancien Testament. Le démontrer ne sera pas chose aisée, par des post sporadiques, je tenterai la gageure. Prochaine épisode : la génèse d’Arda (c’est évident !).

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